Écrire c’est ranger le bordel qu’on a dans sa tête

Je ne suis pas une grande blogueuse dans le sens où je peux passer un long moment sans écrire d’article quand l’inspiration me manque. (Oui parce que écrire un article juste pour écrire je trouve ça sérieusement nul, surtout quand l’article est du coup inintéressant). Ce n’est pas vraiment un bilan du blog, mais une réflexion, c’est venu tout seul, d’un coup sans prévenir, je me suis demandée « mais il m’a apporté quoi le blog finalement? ».

Je ne sais pas vous, mais quand je dis « blog » on me regarde avec des yeux répugnés « genre, un skyblog »… Non non pas un skyblog, (bon ok j’en ai eu un y’a longtemps comme tout le monde quoi). Non un blog, un truc un peu plus évolué, qui fait plus « grand ». « Ah tu parles des produits de beauté » non moi non… Enfin si au début c’est arrivé, peut-être que ça arrivera de temps en temps encore (mais niveau cosméto j’ai Ma Bulle Cosméto et F comme Féminine pour me tenir informé :p) non moi c’est plus un truc « humeurs ». « Ah tu racontes ta vie quoi »… Non pas vraiment… Pourquoi je la sensation que ça sonne grave péjoratif?… Je ne raconte pas ma vie. Enfin pas tout. Je parle des choses qui me blessent, me marquent, me choquent, de mes passions, de mes rêves, de mes doutes, de mes peurs, des choses qui me passent par la tête comme ça, de Paris. Oui, peut-être que je raconte ma vie finalement?

J’ai publié 44 articles, une dizaine parlent de déco/cosméto, le reste ce sont plus des articles humeurs. Mon blog, c’est un peu ma thérapeute par moment, si vous saviez à quel point ça fait du bien de poser des maux sur des mots, ou des mots sur des maux (vous voyez?). Je me sens moins seule, parce que je réalise, grâce a vos commentaires que je suis loin d’être la seule à vivre des choses où justement j’avais l’impression d’être seule au monde dans ce cas là. Déjà, écrire fait du bien, voir que je ne suis pas un cas isolé, ça soulage et les jolis commentaires réconfortants, ça c’est le summum du bien. Je l’écris partout, je le dis souvent, écrire c’est ma thérapie.

Beaucoup ne comprennent pas et voient nos blogs comme quelque chose d’inutile, une perte de temps, avoir un blog ça sonne encore négatif dans certaines têtes et certaines bouches. Et pourtant…

Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. Marguerite Duras

Un blog, c’est un passe-temps, une passion comme une autre. Tu aimes courir après un ballon, j’aime écrire. Pourquoi tu cours après ton ballon? Parce que tu aimes ça, que ça te fait du bien, bah moi c’est tout pareil. Mon blog, c’est mon défouloir, c’est mon lieu de remise en question, de réflexion, un endroit où je tourne des pages, où je fais mes deuils, où je rêvasse, où je peste sur certaines choses. C’est mon endroit à moi. Comme un jardin secret pas secret. Je n’ai pas besoin d’un psy, juste d’un endroit pour écrire.

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’auto-persuasion ?

Je ne sais pas vous, mais quand ça ne va pas je me répète en boucle ces phrases dans la tête et même parfois à voix haute « ça va aller ça va aller ça va aller ça va aller » « ce n’est rien » « tout va s’arranger » mais genre multiplié par mille. (Oui oh ça va je ne suis pas la seule à parler toute seule tout haut) Comme ci, en le disant ce qui m’inquiète, m’angoisse, me rend triste, tout ça, allait disparaître.

On a tous des petites habitudes, des tics qu’on utilise plusieurs fois par jour, mais il y a quelques temps je me suis rendue compte que moi c’était ça, ces mots en boucle. Je ne sais pas si c’est une façon de positiver (encore? Je positive beaucoup dans ce cas alors) (qui aurait cru?) ou si c’est juste pour oublier ce qui me dérange. C’est un peu comme une piqure, une dose de courage, de confiance, on se rassure et hop. Comment ces trois mots pourraient avoir un réel impact sur le moral. On y croit et ça marche? Ou on essaye juste de fermer les yeux sur quelque chose ? Comme Alison dans Pretty Little Liars et son « Je suis Ali et je suis fabuleuse » elle pense qu’elle est fabuleuse donc elle l’est?! (À voir, elle est quand même traqué par un mystérieux A) (C’est même pire dans la version livre, c’est sa jumelle diabolique qui la tue) (C’est bon j’ai terminé avec Pretty Little Liars).

« L’estime personnelle ne suffit pas pour tout accomplir.
Mais sans cela, rien n’est impossible »
Gloria Steinem

Si on en croit certains mordus du « positivisme » et certains professionnels, être optimiste mènerait forcément à la réussite. On s’auto-influencerait. Ou à l’auto-destruction. (LOL)

On fait quoi? On y croit quand même? Parce que bon, y croire ça ne peut pas faire de mal après tout.

Bitch please, I'm fabulous (2)

Rendez-vous sur Hellocoton !

La liste positive

Un peu de douceur dans ce monde de brut, c’est un article d’auto-persuasion car actuellement j’ai du mal à croire en la bonté de l’humanité. Alors je me suis dit que moi, nous, vous, il fallait qu’on trouve des jolies choses positives dans nos vies. Parce qu’il y en a forcément quelques unes. Et ça fait du bien d’y penser à ces jolis moments. Dans ce monde relativement cruel, il y a un truc que j’aime plus que tout. C’est mon travail. C’est assez simple, c’est mon bonheur, ma joie de me lever le matin. Enfin j’en avais déjà parlé ici. Alors voila, j’ai cherché ces quelques phrases, actions, moments de bonheur, ces trucs positifs pour positiver donc (bah oui). Même que ça fonctionne, quand ça ne va pas hop je pense à ces douze jolies choses histoire de ne pas voir tout en noir.

Arriver au boulot et entendre une petite voix hurler au loin « coucou Auréliiiiiiiiiie »

Ce « c’était super » à la fin de l’histoire.

Ces mots d’une collègue « on est les meilleures »

Les sourires

Les mots gentils des enfants (car on est d’accord la vérité ne sort que par la bouche des enfants)

Les longues discussions sur Disney.

Le Carnaval, c’est amusant de recevoir des confettis mais c’est tellement plus rigolo d’en jeter sur les enfants.

Pouvoir dire à tout bout de champ «minute papillon» (ma phrase préférée quoi) Ce qui donnera comme surnom Aurélie Papillon…

Je suis maintenant guérisseuse officielle de bobos.

Colorier c’est travailler.

Parler de Noël toute l’année.

Chanter comme une casserole «Libérée, délivrée» sans aucun remord. Expliquer ce que veut dire «chanter comme une casserole».

 Maintenant c’est à vous de trouvez 12 petites choses positives dans vos vies, comme ça dès qu’il y aura une baisse de moral : Hop la liste ! Hop on sourit  ;-)

Rendez-vous sur Hellocoton !

«Quand nous serons grandes…»

J’ai le meilleur métier du monde. Extraordinaire. Passionnant. Beau. Enrichissant:

Les enfants.

1237919_10201777824589273_754893454_n

L’innocence. L’insouciance. La joie. L’amour. Les rires. Le bonheur. Des enfants.

Il n’y a rien de plus beau, que des étoiles dans les yeux d’un enfant.

Je pense que la plus belle partie de ma vie c’était la maternelle. Avouez, tout était tellement plus simple, on devait juste se prendre la tête pour savoir à quoi on voulait jouer, ce qu’on allait manger, ou pas. Quelle bêtise on pourrait faire. Être juste un enfant, sans responsabilité, sans peur de l’avenir, ce que l’on va devenir, comment, quand, où, avec qui.  Puis bon, comme tout le monde j’ai grandi. Il y a eu cette période un peu (beaucoup) éprouvante du collège, où il a fallut, comme ça en quelques mois, trouver ce que voulait faire plus tard. Apres une courte réflexion, c’est arrivé comme une évidence. Le seul truc dans ce monde que je suis capable de faire et le faire bien c’est de m’occuper des enfants. Le monde de l’enfance. Mais pas n’importe où. Le retour en maternelle. Le retour, des gros feutres, des gros crayons de couleurs, des tapis de courses, des petits lavabos, de l’écriture en script à la cursive, des doudous baveux, des cahiers de liaisons. Mais l’arrivée du nouveau. Être de l’autre côté. À la bonne place. D’un autre bon côté. Je n’ai ni le rôle de parent, ni celui de l’enseignant. Je suis au milieu, je suis celle qu’on va voir quand on a un « bobo », du chagrin, celle à qui on raconte ses cauchemars, ses peurs pour être réconforté. Celle à qui on a envie de raconter ses aventures « de la veille de demain » (paroles d’enfants: traduction: d’hier) . On a envie de rire un peu aussi, non, souvent. Travailler avec les enfants c’est passionnant, enrichissant. Ils sont intéressants intelligents, plein d’imagination. On apprend beaucoup avec eux et par eux. Chaque enfant a sa propre personnalité. Ses humeurs. Ses gouts. Ses envies. Ils ont tous ce petit truc différent qui les rendent adorables. On laisse parlé notre imagination, notre créativité avec les enfants. Il ne se passe pas une journée, rien qu’une heure sans qu’on rigole, on passe 1001 bons moments dans une seule petite journée. Nous avons les plus belles chansons dans la tête le soir (La famille tortue, À l’intérieur d’une citrouille….) C’est le seul métier où mon prénom est joliment déformé de toute sorte, de Aurélie à Orly en passant par Auyélie ou encore Aulili et même Laurie, où tu as un fanclub qui t’accueillent de cris et se sourires le matin.. Nous avons tous les jours de grandes discussions philosophiques sur la vie, du doudou, du pansement imaginaire sur le pouce, pourquoi les arbres sont verts, pourquoi la lune est dans le ciel, et pourquoi les araignées ne sont pas toutes des Spidermans?. On leur apprend nos phrases fétiches qu’ils répètent après à longueur de temps, comme mon « minute papillon » qui est devenu par les enfants « minute papayon » mais c’est mignon aussi non?

L’enfant apprend un peu plus de jour en jour, et j’apprends de lui aussi. 

Il faut trouver les mots pour consoler, les motiver, leur donner envie d’apprendre, de comprendre, de découvrir, de grandir, d’aimer. Leur donner chaque jour un peu de bonheur. Leur donner envie de sourire.

– Alors oui, il y a aussi des côtés négatifs. Comment ça tu as mis de l’acrylique sur mon pantalon (tout neuf)?. – Oui je suis enrhumé à peu près 3 fois par mois. Au moins ça me balade d’aller à la pharmacie. – Oui on passe nos journée avec de la colle et de la peinture sur les mains mais bon sang, qu’est-ce-que ça vaut le coup, parce que qu’est ce qu’il sont beaux nos petits bricolages. – Mais j’ai la chance d’être heureuse le matin en me levant. De ne jamais m’ennuyer au travail, car une journée avec les enfants n’est jamais la même le lendemain. Elles sont captivantes. On ne se dit pas « Oh il n’est que cette heure là » mais plutôt « Quoi déjà! ». J’ai pleins de beaux souvenirs qui me font sourires quand ça ne va pas. J’ai mille et une péripétie à raconter quand on prend des nouvelles des p’tits bouts.

Par contre, il y a ce moment terrible. Ce déchirement. Après avoir passé une année magique & magnifique avec les enfants, madame.. La fin d’année. Parce qu’on s’y attache à ses petits machins, parfois bougons, plein de microbes, ils sont mignons & attachants finalement. C’est un peu comme si, ton coeur se déchirait en petit morceau, mais vingt fois de suite. On repense à tous les bons moments. Les mauvais sont déjà oubliés. On réalise les progrès fabuleux qu’ils ont fait depuis le début de l’année, puis ça y’est, y’a une sorte de grande fierté / nostalgie qui s’installe. Parce que c’est fabuleux de voir l’évolution d’un enfant, en quelques semaines, quelques mois, de voir les choses qu’il sait faire grâce à « nous ». On oubli pas, on y repense sans arrêt à ces moments magiques que CHAQUE enfant nous a fait vivre. Deux mois après c’est reparti. Nouveaux enfants, nouveaux souvenirs.

Je n’ai peut-être pas le métier le plus valorisant selon certaines personnes, de mes proches ou même de ma propre famille. Je ne gagnerai jamais de grosse fortune. À la différence de certains je ne travaille pas que pour ça. L’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue, certes. Mais à quoi ça sert de faire quelques choses qui ne nous passionne pas? De ne pas avoir la motivation de se lever le matin, de n’avoir rien de joyeux, d’intéressant à raconter sur ses journée? De toujours avoir le besoin de vous vanter de votre grade, des sommes que vous gagnez?. Alors oui, peut-être que pour vous, mon métier n’est pas terrible, selon vous, mais moi je l’aime. Il me fait rire, m’apporte de la joie, me passionne, me donne envie de me lever le matin, me prouve que je sers à quelque chose d’utile sur cette terre et me rend fière. Fière de donner une part de moi chaque jour. Fière de les voir arriver et repartir avec le sourire.

On laisse notre trace dans la vie de ces enfants. On a un impact sur leur avenir. C’est comme une mission. Mais une joyeuse mission. Avec seulement les bons côtés, je ne suis pas « maman », mais je passe mes journées entouré des enfants des autres. Et c’est tellement plus magique comme ça. ;) On a tous notre âme d’enfant, moi j’ai choisi de la garder encore longtemps.

pcb

L’enfant c’est tout, il est l’avenir, il est l’espoir, il vaut mieux que nous dans son innocence.