Ah bon, tu es triste pour un chien?

La phrase qui pique quand ton petit animale de compagnie t’a quitté même pas 24H avant. Bonjour, oui j’ai un coeur (merde alors, c’était mieux l’époque du coeur de pierre, moins douloureux) et dans mon coeur il y a de la place pour tout, pour mon boulot, ma famille (mais pas toute la famille), le chocolat (bah oui), certaines personnes qui le méritent (oui, ça se mérite) et les animaux. En tout, de ma naissance à maintenant j’ai eu 6 chats et deux chiennes. La première petite chienne était là avant moi. Elle squattait le ventre a ma maman pendant la grossesse et mon berceau quand j’en étais sortie. Puis la porte la nuit, attention à ceux qui approchait de trop prêt, elle grognait et sortait les crocs. Quand aux 6 chats, le tout premier s’appelait Confetti (oui bon, j’étais très petite), ce jour-là j’étais très malade apparemment, cloué au lit depuis plusieurs jours, à rien manger, très fiévreuse et en allant à la Pharmacie mon Père à trouvé un petit chat sous une voiture, qu’il a finalement ramené a la maison, sauf que ce petit chat était un tas de puces, mes parents ont donc lavé ce petit chat (vous voyez les griffures sur leur bras??), puis voilà, ils m’ont présentés Confetti, j’ai sauté de mon lit, bizarrement la fièvre a disparu. Alors comment voulez-vous qu’avec ces deux exemples déjà je n’aime pas les animaux?? Je les ai tous aimé et je les ai tous pleuré une fois parti.

Sauf que là c’est différent. Car c’était vraiment ma chienne à moi, tout aussi folle, tout aussi gourmande et née le même jour que moi, le destin vous voyez. Il s’est passé 15 années. 15 années à rire, à jouer, à râler après ses bêtises aussi. Des souvenirs, des vacances, des sorties, des câlins, beaucoup de câlins, des papouilles, des bisous, des anniversaires, des Noëls, des peines de coeurs, des joies. Puis des grosses frayeurs, une opération à cause d’une vilaine grosseur aux tétines, puis une deuxième. Puis voilà, le temps passait. Mon petit truc mignon avec 2 500 surnoms vieillissait, mais vieillissait bien, semblait toujours joyeuse. Puis d’un, sur un petit mois, elle maigrissait, ne voyait plus très bien, n’entendait plus très bien, maigrissait encore. Alors, je me prépare, mais en même temps non, ça semble impossible de la voir partir cette mignonne petite bestiole. Puis elle maigrit, devient de plus en plus malade. Sur une semaine, n’entend plus, ne voit plus,  elle réclame un gros câlin un vendredi soir, plein de soupirs, un regard tellement compréhensible, maintenant elle ne mange plus. Puis il s’est passé une journée, un dimanche, ou elle pétait la forme, le lundi elle redevient une petite mamie.

Enfin, mardi matin je suis parti au travail, j’ai toujours une accueille digne d’une grande star quand je sors de ma chambre, sauf que là, ni ma chienne, ni mon petit chat ne bouge, mon chat semble inquiet, ma petite chienne dort, respire, je la caresse puis je pars. Puis un pressentiment, j’y retourne pour une dernière longue papouille. Le soir en rentrant j’ai été accueillis par ma mère les yeux bouffis et un « Bon Aurélie…. ». Voilà j’avais compris, elle était partie.

Alors oui je suis triste « pour un chien », parce que moi j’ai un coeur qui aime les animaux. Je suis triste pour ces nombreuses choses qui font « qu’un chien » c’est attachant. Puis c’est pas juste un chien en fait. C’était un membre de notre petite famille. Oui je suis triste d’avoir perdu MON chien. D’avoir perdu 15 ans de souvenirs. Parce que maintenant il y a deux vides, un en moi et un autre dans la maison. Mais il est où le petit truc qui squatte mon tapis et que j’écrase chaque nuit parce que je persiste à marcher dans le noir, il est où le petit chien qui sentait que j’avais pas le moral et venait me faire un câlin? Et il va être où le truc mignon qui restait piqué à côté du barbecue l’été?.

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Et j’ai le droit d’être triste pour ma merveilleuse chienne.

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