L’oiseau a le cafard

Je crois que c’est le titre le plus étrange mais le plus réaliste trouver jusqu’a présent. Ça vient de deux expression, «l’oiseau prend son envole» ou «l’oiseau quitte son nid» avec «avoir le cafard». Vous devez l’avoir compris l’oiseau c’est moi. Après plus de 25 années de cohabitation avec mes parents, je dois partir. Rien ne m’y oblige mais une envie est là. Sauf que, comme pour beaucoup, mes parents sont tout pour moi, malgré une fin d’enfance et une adolescence un peu difficile ils ont été là comme jamais pour mon début de vie adulte ô combien difficile. Je leur dois énormément, ils sont mes deux piliers qui ont fait (et font encore) que j’avance. Sans eux, je n’en serais certainement pas là aujourd’hui. Un amoureux plus tard la cohabitation parentale se fait beaucoup plus rare et j’ai dû admettre il y a quelques jours que j’avais un p*tain de bourdon, de cafard, bref de n’importe quel insectes que je n’aime pas. Je ne suis pas vraiment partie et pas vraiment là, je ne fais plus que passer et je suis d’une tristesse quand j’y vais et quand je repars.Je n’arrive d’ailleurs pas à dire aux gens qui me demandant que « non je ne vis plus chez eux » je me contente d’un « j’y suis moins ». Il faut sûrement du temps, de l’habitude, après tout on a besoin d’un temps d’adaptation pour tout. Je sais que je suis loin d’être la seule à vivre ça.

Si l’on m’avait dit qu’il y a quelques années que je réagirais comme ça, je n’y aurais absolument pas cru. Dans ce bourdon, il y a aussi une trouille, sauter le pas, oui, mais en espérant ne pas le sauter pour rien. (Bref les choses de la vie quoi !)

En gros c’est rentrer dans la vie d’adulte, en ne se sentant vraiment pas adulte, avec aucune envie de le devenir.


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